Kali n&b

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Kali, depuis plus de 35 ans distille une musique martiniquaise d’une rare originalité, qui a su s’adapter aux changements de cette petite île, s’ouvrir vers l’extérieur, tout en gardant son authenticité. En effet, Kali partage le désir permanent de renouveler son travail, de l’enrichir en interaction avec ses expériences vécues. De fait, difficilement définissable, sa musique suit pourtant depuis toutes ces années un fil conducteur qui permet à tout un chacun, Européens, Africain, Américain, Caribéen ou Asiatique, de tous âges de se reconnaître.
Ce fil conducteur n’est rien d’autre que la personnalité de Kali ! Ainsi, bien qu’ayant été l’un de ceux qui a contribué à la visibilité sur la scène publique du mouvement rastafarien naissant en Martinique, Kali a cherché par-dessus tout à intégrer ses convictions à son vécu d’Antillais, à les adapter à sa spécificité ; peut-être est-ce la raison pour laquelle il semble si éloigné de tout modèle, sorte de “ troubadour ” comme le décrit son parolier Rémy B. Nous sommes dans les années 60, à Saint-Pierre, le jeune Jean-Marc Monnerville partage son temps entre les réunions familiales et les jeux d’enfants. Mais déjà son attirance pour la scène l’incite à participer à peine âgé de 6 ans au concours de chant à L’Élysée de Saint-Pierre ou il obtient le 3ème Prix.En Martinique, à l’école, il est coutumier de se voir attribuer un sobriquet et Jean-Marc Monnerville n’y échappe nullement, il devient Kaliméro, un personnage de dessin animé japonais qu’il affectionne.
La musique toujours dans la tête, Kali profite de ses séjours ponctuels en France, pour découvrir les sons européens, et il s’initie à la guitare.Les années qui suivent transforment le jeune Kaliméro en Kali. Il se rend régulièrement à Londres, pour s’approvisionner en disques qu’il revend à Paris. Comble de bonheur pour lui, la musique en vogue, n’est rien d’autre que le reggae, qui lui offre encore un autre éclairage musical. À son retour, la Martinique des années 75 a quasiment enterré les musiques traditionnelles locales, dans les bals, seule la musique haïtienne a droit de cité. Les orchestres haïtiens révolutionnent la scène musicale martiniquaise ; les radios diffusent entre autres, la musique noire américaine, de Stevie Wonder à Diana Ross, et à nouveau Kali rajoute avec enthousiasme ces nouvelles influences à son échafaud musical.Le jeune homme fourmillant d’idées, déborde de vitalité et d’activités, s’essaie à la scène martiniquaise avec son groupe Gaoulé.

Son style musical commence à prendre forme, c’est le temps du retour au tambour, de la prise conscience de son identité antillaise.Mais malgré des innovations, comme la présence de deux choristes féminines, une mise en scène, et des tambours, l’album, mal diffusé demeure inconnu et ne se vend pas, au contraire d’un groupe du nom de “La Guérilla” mené par un certain Rémy B. La musique reggae en pleine apogée, propulsée par Bob Marley arrive aux Antilles, Kali en profite pour s’y intéresser à nouveau, au point qu’il s’imprègne de la philosophie rastafarienne “Gaoulé” devient “Marphata” ; mais le succès n’est toujours pas au rendez-vous.
Kali enchaîne les participations musicales, avec le groupe “Difé” puis une collaboration avec Hilaire Hartock, et ses pas croisent ceux de l’homme de “La Guérilla”, Rémy B Les deux hommes passionnés de musiques conversent toute une nuit, et décide de fonder le groupe qui allait bientôt secouer l’île : 6ème Continent.

Kali et les membres du groupe s’approprient le reggae qu’ils mettent à la sauce locale, cela donne du “gaeka” : mélange de percussions traditionnelles teinté d’influences reggae, et de funk. Les locks naissantes des membres du groupe leurs ouvrent péniblement les portes des lieux de spectacles, ils se heurtent à l’intolérance, aux sceptiques.Le Spectacle donnée le jour anniversaire de l’abolition le 22 Mai 1980 va propulser le groupe vers la scène antillaise, puis continentale ; après leurs tournées en Guadeloupe, et en Guyane, la France et ses festivals aux stars de renom leur ouvre ses portes. Leurs prestations en Europe subjuguent le public et les critiques ne tarissent pas d’éloges à leur égard.Les tournées se succèdent les unes aux autres, mais les désaccords aussi, et en 85, Kali quitte 6th Continent et s’exile à Paris avec ce banjo que lui a offert le père de Rémy B.Il sillonne les scènes parisiennes comme La chapelle des Lombards, le Baiser Salé etc.

Infatigable, sa musique en tête, Kali crée le groupe “Survival” où il s’initie au banjo.Le répertoire de Marley repris dans tous les rythmes, le travail avec son vieux comparse Charly Labinsky, et le groupe Pakatak constituent pour Kali, un lieu permanent de répétition pour se roder au vieil instrument, rester au contact du “Live”, et de retourner aux sources en s’imprégnant de l’héritage musical antillais.
À nouveau, comme dans les années 70, il se tourne vers la musique traditionnelle, cette fois ci qu’il réadapte avec le banjo.

En 1989, l’album “Racines” devient l’un des albums indispensables de toute discographie. Il sera suivi en 1990, d’un deuxième opus tout aussi brillant “Racines Vol. 2”.

Les tournées et les concerts internationaux recommencent de l’Europe à L’Asie, en passant par les Amériques, l’Afrique et Le Japon…

Là encore les rencontres avec d’autres artistes et d’autres peuples conduisent Kali à une reconnaissance croissante qui le conduit à  gagner la première place aux Francovisions.

En 1991, son spectacle est filmé “Live au New Morning” Mais c’est l’année 1992 qui lui réserve une autre surprise : il est sélectionné pour représenter la France pour le concours de l’Eurovision. Il chante “Monté la Riviè”. Le texte traduit en plusieurs langues et la mélodie lui octroieront la 8eme place.

Kali est alors au sommet de sa popularité. Il enregistre le single “Île à vendre”, mais c’est la préparation de son prochain album qui le mobilise. Kali épris de liberté, refuse de se laisser enfermer dans un unique style, et sort en 1993 “Lésé la té tounen”. Cet album phare est l’un des plus personnels de Kali  En 1995, sortie de l’album “Débranché”, Kali sillonne l’Europe et l’Afrique, puis décide de rentrer chez lui retrouver ses racines.

L’album “Racines Vol. 3” sort en 1996, dédié à la célébration de Noël en Martinique, puis le single “L’Histoire du Zouk ”.
En 1997, La biguine des enfants du bon dieu” …Kali obtient le Trophée SACEM Martinique pour le Prix de la plus belle chanson de l’année 1997
Kali monte son studio et devient “Ingénieur du son” il enregistre le fameux “Francofaune” en 98, puis quelques albums de musique traditionnelle purement Martiniquaise.

Il explore sans cesse de nouveaux horizons ; ce qui l’incite à créer un nouveau concept, mélanger la musique martiniquaise « le Bèlè », au Rap américain, en réunissant trois générations d’artistes autour d’un même projet « Bèlè Boum Bap » qui sort en 2001. Le succès de cet album le ramène encore vers les Scènes internationales, ou il enregistre au cour une tournée le “Live en Espagne” qui sort en 2003, puis le “Racines Vol. 4” en 2004.

Il réunit dans le concept “Akoustik Kréyol Project”, des chanteurs paroliers caribéens (Haïti, Guadeloupe, Guyane, Martinique) autour de la musique acoustique. Il ne convainc pas que les nostalgiques d’une époque révolue.

Il rassemble autour de lui toute la jeune génération des 15-30 ans, leur parle d’eux, de leurs ancêtres et de leur avenir. Ils se sentent proches de ses opinions, de ses peurs et des ses espoirs pour son île.

En 2007, il produit le “Racines Vol. 5”, où sont revisitées, par une pléiade d’artistes talentueux, les plus belles chansons de la Caraïbe.

KALI le Trio, album épuré qui propose une sélection des plus belles pièces de Kali en 2010.

Kali nous dévoile une part intime de lui-même : sa Spiritualité, au travers de l’album “C’est l’Éveil”, du nom du titre phare du CD, où il présente, en compagnie d’invités, les Psaumes de la Bible, sur une base rythmique Nayabinghi.

KALI représente aujourd’hui un pont entre le passé et le futur. Artiste inter génération, il contribue à réconcilier tradition et modernité.
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